Le chant a toujours fait partie de la vie des marins. Aujourd’hui encore, certains airs se transmettent de générations en générations. La mer est source d’inspiration pour ceux qui la connaissent si bien, ces marins partant de long mois sur les océans, parfois déchaînés, nous font revivre leurs expériences et sensations à travers les paroles de leurs chants.
La tradition des chants est très présente, de nombreuses fêtes sont organisées tous les ans pour faire partager au grand public ces compositions artistiques. Synonymes d’histoire, d’anecdotes, ces chants nous font revivre l’ambiance à bord des bateaux traversant le monde et de nombreuses tempêtes.
Chant de travail, avant tout, le chant de marin reflète toute la profondeur des gens simples qui ont consacré leur vie à ce métier ingrat de la pêche en mer, de la marine marchande, pour des salaires souvent de misère. A travers les décennies, l’engouement pour les paroles et mélodies restent le même. Faciles à mémoriser, ces chants sont repris par tous.
Parmi les nombreux chants, j’en ai choisi un traditionnel, chanté par de nombreux groupes aujourd’hui.
LE FORBAN A moi forban que m’importe la gloire
Les lois du monde et qu’importe la mort
Sur l’océan j’ai planté ma victoire
Et bois mon vin dans une coupe d’or.
Vivre d’orgie est ma seule espérance
Le seul bonheur que j’ai pu conquérir
C’est sur les flots qu’j'ai passé mon enfance
C’est sur les flots qu’un forban doit mourir.
Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlants d’amour
Plaisir, bataille, vive la canaille
Je bois, je chante et je tue tour à tour
Peut-être qu’au mât d’une barque étrangère
Mon corps un jour servira d’étendard
Et tout mon sang rougira la galère
Aujourd’hui fête et demain le hasard
Allons esclave, allons debout mon brave
Buvons la vie et le vin à grands pots
Aujourd’hui fête et puis demain peut-être
ma tête ira s’engloutir dans les flots.
Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlants d’amour
Plaisir, bataille, vive la canaille
Je bois, je chante et je tue tour à tour.
Peut-être qu’un jour par un coup de fortune
Je captur’ai l’or d’un beau gallion
Riche à pouvoir vous acheter la lune
Je m’en irai vers d’autres horizons.
Là respecté tout comme un gentil’homme
Moi qui ne fut qu’un forban, qu’un bandit
Je pourrai comme le fils d’un roi tout comme
Mourir peut-être dedans un grand lit.
Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlants d’amour
Plaisir, bataille, vive la canaille
Vous pourrez écouter la chanson en suivant ce lien :
http://www.netmarine.net/tradi/chants/chants.htm Publié par Solene / Jeudi 12 juin 2008